Une polémique continue d’alimenter le débat public togolais autour de deux figures de l’opposition, Dodji Apévon, président des Forces Démocratiques pour la République (FDR), et Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC). Tous deux ont été élus députés lors des législatives de 2024 mais ont choisi de ne pas siéger à l’Assemblée nationale.
Leur décision de boycott s’inscrit dans un contexte de contestation de la réforme constitutionnelle ayant instauré une nouvelle configuration institutionnelle au Togo. Les deux responsables politiques estiment que leur participation au Parlement ne serait pas cohérente avec leur rejet du processus politique ayant conduit à la mise en place de cette nouvelle architecture.
Depuis plusieurs jours, des accusations circulant sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, affirment que ces députés continueraient à percevoir des indemnités parlementaires malgré leur absence de l’hémicycle. Ces affirmations ont relancé un débat sensible sur la rémunération des élus en situation de boycott.
Face à cette polémique, Me Dodji Apévon a apporté des clarifications, affirmant que ni lui ni Jean-Pierre Fabre ne perçoivent d’indemnités parlementaires. « Nous avions pris la décision de ne pas siéger. Nous ne nous sommes pas approchés de l’Assemblée et ce qui s’y passe n’est plus notre affaire », a-t-il déclaré, soulignant la cohérence de leur position et rejetant toute implication financière liée au mandat parlementaire.
Cette mise au point intervient dans un contexte où les réseaux sociaux jouent un rôle central dans la diffusion et l’amplification des controverses politiques au Togo. Pour Me Apévon, ces rumeurs participent à une tentative de discréditer les acteurs de l’opposition, appelant ainsi à une plus grande vigilance face aux informations non vérifiées circulant dans l’espace public.
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